Presse ouest France école arbitrage

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Presse ouest France école arbitrage.

 

En matière d’arbitrage, le club de handball des Herbiers a été précurseur en créant, il y a quatre ans, son école. Le label argent est une reconnaissance de la démarche lancée auprès des jeunes

L’initiative

Que serait le sport sans arbitres ! Au niveau d’un club, ce serait pénalisant pour l’obtention de points et l’accession d’une équipe au niveau supérieur. Dans ce domaine, le club de handball a su montrer la voie avec son école d’arbitrage. Il est récompensé pour son initiative, avec la remise, pour la deuxième année consécutive, d’un label d’argent.

« Il est important d’avoir des arbitres, lance Anilda Siloret, responsable de l’école d’arbitrage. Nous sommes contraints à la Contribution mutualisée des clubs au développement (CMCD), c’est-à-dire que l’on doit fournir un certain nombre d’arbitres et d’entraîneurs. C’est un peu une imposition. »

Les vingt-trois jeunes de l’école font partie du club et ont décidé de se tourner vers l’arbitrage. Ils travaillent en binôme, toujours accompagné d’un tuteur. Les premiers peuvent commencer dès l’âge de 7 ans. Les jeunes jouent le jeu et ça les implique. « Nous avons su les intéresser. » Et ça passe par la reconnaissance qui se traduit par les équipements. « Nous leur donnons un sweat, un survêtement. Pour eux c’est très important, ça les distingue et leur statut est respecté. »

« J’arbitre mieux que je joue »

Chaque trimestre, des sessions techniques sont organisées lors de stages avec des mises en situation pour travailler l’arbitrage. La pédagogie mise en place permet aux jeunes de mieux comprendre le jeu, la situation, de changer leur comportement pendant un match par rapport à l’arbitre.

« Il faut un certain nombre d’années avant de devenir un bon arbitre, concède Fabrice Danczuk, président du club. Là, nous avons un petit binôme qui est très performant et qui va gravir les échelons doucement. Dans cinq ans, ça devrait être pas mal. » Ce binôme est composé de deux copains inséparables, Alexis Chasserieau et Hugo Rapin, âgés de 13 ans.

À l’école, au sport, ils se suivent partout. L’arbitrage les attire plus que le jeu. « J’aime bien arbitrer les jeunes et je pense que j’arbitre mieux que je joue », avoue Hugo. Et ça les responsabilise davantage. « C’est nous qui mettons les sanctions. Il faut être sévère dans les règles et les consignes pour que le joueur se sente en sécurité dans le match. »

Dans le jeu, ça leur permet également de comprendre l’enjeu de l’arbitre face à la défaite d’une équipe. « Il faut être neutre, sans préférence pour une équipe. »

« C’est la fédération qui délègue la Ligue pour nous remettre ce label d’argent. C’est une reconnaissance du travail effectué par rapport à tous les jeunes et adultes que nous formons, aux stages que nous organisons et les arbitrages que nous faisons. »

Source

Presse ouest France école arbitrage.

Histoire du handball en France

Histoire du handball en France

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Histoire du handball en France.

Deux équipes qui s’affrontent pour la possession d’une balle avec l’objectif de l’envoyer à la main dans une cible : dans sa conception même, le handball est un jeu universel. Il est donc logique de retrouver des traces de ses ancêtres lointains de l’Antiquité gréco-romaine à la Renaissance française, en passant par le Moyen-Âge allemand. Les origines directes du handball moderne sont cependant plus récentes.

Fin du XIXe siècle, « Hazene » et « Handbold »

« Globalement, les historiens reconnaîtraient trois origines au handball, explique Daniel Costantini, ancien entraîneur de l’équipe de France (1985-2001). Deux datent de la fin du XIXe siècle. L’une provient d’ex-Tchécoslovaquie, il s’agit d’un sport collectif qui s’appelait « Hazene » : deux équipes s’affrontaient dans un espace délimité en se passant un ballon à la main, l’objectif était d’essayer d’atteindre un de leurs partenaires placé dans un cercle à un certain endroit du terrain. C’est une origine à prendre en compte, car aujourd’hui encore, le mot « Hazene » figure dans le nom de la Fédération tchèque de handball. »

Handball en France.

La seconde origine directe du handball provient quant à elle de Scandinavie. « A la même époque, au Danemark, un éducateur nommé Holger Nielsen aurait inventé un sport appelé « Handbold », qui se jouait à la main, en salle, et où il fallait marquer des buts. En revanche, ce sport était uniquement destiné à être pratiqué par des femmes, pendant que les hommes faisaient des activités en extérieur », ajoute Daniel Costantini. Dans ses règles comme dans son format, à sept contre sept, le « handbold » est en tout cas un parent direct du handball, qui va réellement naître au XXe siècle.

Le handball à onze prend le dessus dans l’entre-deux-guerres histoire du handball en france.

« La troisième origine du handball moderne, nettement plus proche de nous, peut être datée de l’époque 1920-1925, en Allemagne, retrace l’homme qui a mené les Bleus à leurs deux premiers titres de Champions du monde, en 1995 et 2001. A l’école d’éducation physique de Berlin, Carl Schellenz, un professeur spécialiste de l’athlétisme, avait eu l’idée, pour que ses athlètes ne dépérissent pas pendant la période hivernale, d’inventer un sport appelé « Field handball ». Ce sport se jouait sur un terrain de football, mais avec un petit ballon et à la main. C’est ce qu’on a ensuite appelé le handball à onze: il y avait une zone à 14 mètres du but, le penalty était à 15 mètres et on essayait de faire progresser le ballon et de marquer des buts. »

Handball en France.

On retiendra donc que le handball a été conçu pour permettre un entretien athlétique le plus complet possible. « Courir, sauter, lancer, les trois spécialités de l’athlétisme se retrouvent dans le handball, beaucoup plus que dans les autres sports collectifs, souligne Daniel Costantini. L’idée de base, c’était vraiment de s’entretenir en se faisant plaisir, puisqu’il y a aussi cette dimension ludique qu’il n’y a pas toujours dans l’athlétisme. » Une dimension ludique qui va  favoriser l’essor du handball à onze, présent aux Jeux Olympiques de Berlin en 1936. Dans le même temps, le handball à sept se développe lui aussi. En 1938, le Championnat du monde de handball naît ainsi sous la forme de deux compétitions : une en extérieur à onze contre onze, une en intérieur à sept contre sept.

Après 1945, le handball s’installe à l’intérieur histoire du handball en france.

Après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, le handball trouve son identité de sport de salle, sous l’égide de la Fédération Internationale (IHF), fondée en 1946. « Les handballeurs en sont arrivés à constater que jouer en extérieur était compliqué, raconte Daniel Costantini. Par exemple, par temps de pluie, le ballon pesait 400 g au début du match, 1,5 kg à la fin… Donc, il y a eu l’idée de transférer cette activité vers des salles. Cette transformation s’est faite progressivement à la fin des années 1940 et au début des années 1950. »

Handball en France.

L’installation définitive du handball à l’intérieur va en tout cas être fatale au jeu à onze. « Le handball à onze s’est épuisé petit à petit à cette époque, supplanté, au niveau de son attrait, par le handball à sept », résume Daniel Costantini. Celui-ci peut alors commencer à écrire sa légende. Avec sa seconde édition organisée en Suède en 1954, le Championnat du monde devient l’épreuve de référence. Le handball à sept devient ensuite sport olympique en 1972 à Munich pour les garçons, et en 1976 à Montréal pour les filles, gagnant définitivement ses lettres de noblesse.

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